La meuf qui

Cette semaine on découvre « La meuf qui », un blog déjanté qui nous rappelle des situations qu’on a certainement tous connus. Sélectionné par la Minnie, l’article « La meuf qui a trop bu » est une source de fraicheur… Comme les glaçons des verres de trop…

L’extrait est tiré du blog La Meuf Qui à découvrir en profondeur sans plus tarder !

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La meuf qui a trop bu est un être tout à fait délicat doté de facultés totalement déroutantes.

Conjuguant à la fois la classe d’un bûcheron canadien en perdition à la sexyness déchue d’une Britney Spears en plein burnout, elle se découvre de nouveaux talents de strip-teaseuse des bas-fonds de Las Vegas, de danseuse étoile picarde ou de chanteuse de country has been en sortie de rehab.

La meuf qui a trop bu se croit dans Flashdance, pense être parfaitement en mesure à ce moment précis de rejouer la scène du porté dans Dirty Dancing et est persuadée que tout le monde la regarde tellement elle assure… alors qu’elle danse seule et que les gens s’éloignent de peur qu’elle ne leur vomisse sur les chaussures.

L’oeil hagard, se sentant pourtant irrésistible, elle n’hésitera pas à monter sur le bar pour faire découvrir au monde la face de sa lune bloblotant silencieusement sous son string de travers. Par chance, sa meilleure amie n’aura rien loupé de la scène qui se retrouvera quelques heures plus tard sur Youtube, anéantissant sa classe légendaire et toute chance de retourner un jour à la fac la tête haute.

La meuf qui a trop bu laisse bien entendu son numéro à dix mecs dans la soirée (serveur, DJ et chauffeur de taxi compris). Elle est hyper tactile, se laisse approcher par tout le monde, mais attention : sa langue dans la bouche de cet inconnu c’est purement amical, c’est de l’amour de son prochain, de l’altruisme, du philanthropisme. Elle récoltera l’équivalent de cinq léchouilles de cuvettes de toilettes d’un TGV Paris-Marseille en terme de germes après avoir visité la moitié des cavités buccales disponibles de la salle.

Après toutes ces pérégrinations, elle sera immanquablement fatiguée et s’endormira le plus naturellement du monde dans une position des plus improbables : en boule sur une chaise, ou étalée par terre, sa serviette hygiénique s’offrant à la vue de tout le monde à travers ses collants… (true story). Plus gore encore, elle pourra perdre ses facultés de continence en se laissant aller sur le canapé de l’appart dont elle fête la crémaillère (true story again… oui je vais à des fêtes bizarres). Quoiqu’il en soit, elle laissera à toute l’assemblée un glorieux et impérissable souvenir de son passage, entrant dans le panthéon des anecdotes de meufs bourrées.

Évidemment, la meuf qui a trop bu enverra LE(S) texto(s) qu’il ne faut pas à qui il ne faut pas et le regrettera amèrement le lendemain. Effarée de sa bêtise en parcourant de ses yeux encore collés son téléphone à l’écran brisé(si elle ne l’a pas perdu en l’oubliant sur le comptoir du bar ou en le faisant tomber dans les escaliers du métro), elle découvre avec panique le texto de la honte qui lui vaudra un regard de jugement si elle a le malheur de croiser son destinataire après ce regrettable épisode…

La meuf qui a trop bu nous fait bien marrer (tant que c’est pas nous) !

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La meuf qui a trop bu