Episode 27: Une Minnie en Europe (2/3)


Escapades et poudre de fée / jeudi, mai 3rd, 2018

Précédemment dans Une Minnie en Europe:

L’Europe… Quel beau continent ! On peut y voyager librement, découvrir facilement de nouveaux horizons. On est tellement différent à si peu de kilomètres, c’est génial ! (« Hé Minnie ») Bon c’est sûr qu’à côté de ceux qui partent faire le tour du monde comme un Poisson dans l’eau, un week-end au Luxembourg n’a rien d’exotique. Mais pourtant… ça change ! (« Hého Minnie tu m’entends ??! »)Puisque nous sortons de l’hiver, la série des trois épisodes « Une Minnie en Europe » se concentrera sur les villes plus au Nord. Histoire de se prendre un dernier coup de froid avant l’arrivée des beaux jours (« Héhoooooo ») Bon attendez, j’ai mon assistant de rédaction qui essaie de me dire quelque chose, il saute sur lui-même comme s’il avait envie de faire pipi. « QU’EST CE QUE TU AS ???! ». Ah oui, pour les besoins du tournage de l’épisode on a du le laisser dehors, et ce qu’il essaie de dire c’est que les villes du Nord c’est bien beau mais vraiment, on se les caille !

Partie 2 – Un petit tour à Bruxelles

« Je comprends rien » et ça fait longtemps que tu n’avais pas eu cette sensation de profonde solitude. Après deux séjours à l’autre bout de la planète, tu pensais que te repérer en Europe serait une compétence acquise. « C’est comme le vélo » on t’a dit, à moins que ce soit pour la conversation à-propos du ski… Tu te souviens plus mais ce qui est sûr c’est que le vélo sur lequel tu es n’a plus de petites roulettes et part en roues libres. Depuis que tu es descendu du train c’est un carnage: mais qu’est ce que c’est que cette ville toute mal foutue ? Tu t’attendais à une petite ville du nord ordonnée et voilà que tu tournes en rond depuis déjà vingt bonnes minutes.

Pourtant c’est simple: tu recherches la sortie vers le tram. Sauf que les flèches t’indiquent plusieurs directions opposées. Tu es déjà passé 15 fois par le croisement central sans comprendre où ils voulaient t’amener. Même le dessin qui représente le tram est un peu douteux, ça a certainement du faire l’objet d’un jeu-concours pour des classes de CP. Mais d’ailleurs, est-ce que ça représente vraiment le tram ce truc…

Bon, il est temps de demander de l’aide. Au moins il y a quelque chose qui ne changera jamais avec les gens du nord: ils sont vraiment accueillants, ce n’est pas une légende. Enfin, du nord nord hein, pas les alsaciens, les alsaciens ils sont pas sympas, surtout si t’aimes pas la choucroute. Bref, regard à gauche… regard à droite… Il n’y a personne. La gare est vide. C’est pour ça que tu te sentais si seul ! Mais d’ailleurs les commerces y compris les points nourritures, restaurants, fast food… sont tous fermés. Mince, quelle heure il est, peut être plus de minuit finalement, le train avait un peu de retard. Tu regardes ta montre: 22h10. Ok, donc à Bruxelles, il vaut mieux être du genre « lève tôt couche tôt ».

Tu reprends ton épopée dans le labyrinthe qui mènera un jour tu l’espères à ce foutu tram. Gligliglig, les roulettes de ta valises commencent à faire un bruit de métal rouillé. Ca y est, la sortie est là, et en regardant de plus près tu t’aperçuis que le graal est là. Il est juste de l’autre côté de la route, complètement sur la droite, ainsi il n’était pas visible du tout là où tu te trouvais. Bon… Tu arrives au tram, repère la direction et… c’est où qu’on prend son ticket ? Il n’y a aucune machine, rien. Ah si, une qui te demande de valider ton ticket. C’est écrit en français mais tu ne comprends vraiment rien. Tu retournes logiquement vers la gare, O joie un distributeur de tickets !

Planté devant la machine, tu as l’impression que tout ton voyage se joue à ce moment là : combien de tickets dois-tu prendre ? Si tu n’en prends pas assez,  tu vas devoir revenir et c’est du temps de perdu alors que si tu prends le carnet de 10… nooooon ça fait beaucoup et tu vas perdre les 2.37euros que coûte cet achat en plus de tes cinq tickets, ça serait dommage… Et puis tu ne vas pas prendre le métro autant que ça, c’est chiant le métro y a des enfants qui pleurent. On marchera. 5 tickets alors, pas plus ni mois, et on reprend la route vers le tram. GligligligkrrrrrrrKRICBchhhh. Et merde, la roulette droite a sauté, fallait s’y attendre.

(NB: Bilan à la fin du séjour: 2 jours de pluie et 15 tickets utilisés).

Ton ticket en poche, tu prends place paisiblement dans le tram. Paisiblement ou pas, il n’y a pas de voix qui indique les stations et de nuit, impossible de voir quelque chose. Mais quel bordel… Ah ça oui c’est joli et on mange des bonnes gaufres, mais ils auraient pu pensé à retaper leur transport « une fois ». Mais va, tout ceci sera vite oublié, grâce à un petit bijoux d’ici: les bières belges. Et ça, ça n’a pas de prix, enfin seulement les quelques euros supplémentaires qui t’auraient servi à acheter un carnet de 10 tickets de métro. Et puis, en épisode de Noël, il faut avouer que la ville est bourrée de charme, se transformant en un espèce de marché géant comme on les aime. Du coup, si vous voulez y allez, un conseil: allez-y.

To be continued…

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