Episode 28: Une Minnie en Europe (3/3)


Escapades et poudre de fée / jeudi, mai 17th, 2018

Précédemment dans Une Minnie en Europe:

L’Europe… Quel beau continent ! On peut y voyager librement, découvrir facilement de nouveaux horizons. On est tellement différent à si peu de kilomètres, c’est génial ! (« Hé Minnie ») Bon c’est sûr qu’à côté de ceux qui partent faire le tour du monde comme un Poisson dans l’eau, un week-end au Luxembourg n’a rien d’exotique. Mais pourtant… ça change ! (« Hého Minnie tu m’entends ??! »)Puisque nous sortons de l’hiver, la série des trois épisodes « Une Minnie en Europe » se concentrera sur les villes plus au Nord. Histoire de se prendre un dernier coup de froid avant l’arrivée des beaux jours (« Héhoooooo ») Bon attendez, j’ai mon assistant de rédaction qui essaie de me dire quelque chose, il saute sur lui-même comme s’il avait envie de faire pipi. « QU’EST CE QUE TU AS ???! ». Ah oui, pour les besoins du tournage de l’épisode on a du le laisser dehors, et ce qu’il essaie de dire c’est que les villes du Nord c’est bien beau mais vraiment, on se les caille !

Partie 3 – Un petit tour à Amsterdam

Vouuuuum. Coup de chaud. Un vélo vient de passer à fond les ballons devant toi, te rasant de près, il suffisait d’une demi seconde de plus et vous vous seriez rentrés dedans. Tu aurais juste eu le temps d’admirer les petites lumières sur les ponts avant d’aller rejoindre la grosse lampe de l’hôpital. Les chauffards, ce ne sont pas les voitures ici, ce sont les vélos. Non mais franchement, ils le savent qu’il y a un code de la route ? Comme il n’y a pas de concrète délimitation au sol entre les pistes cyclables, la route et le trottoir, on ne sait pas vraiment où marcher en réalité. Mais les sonnettes de vélos t’indiquent de façon assez claire que, où que tu ailles, tu n’es pas à ta place. Tu as beau avoir mangé tous tes épinards étant petit, tu sais bien que contre un vélo tu ne ferais pas le poids. Alors après la énième frayeur, pris en sandwich entre deux bicyclettes, tu as décrété qu’être piéton était bien trop dangereux, et tu es parti louer un vélo. Au volant de l’engin, tu as fait comme les autres: n’importe quoi. Klaxonner les piétons, couper la route aux voitures, en fait c’est sympa de rouler n’importe comment. Les flics ? Pas vus, en même temps il fait vraiment froid, ils sont surement planqués dans un café.

« Arrêt coffee shop !!! »

Ah cool, un petit café, c’est exactement ce qu’il te fallait pour te réchauffer. Tu poses ton vélo, essaies de l’attacher avec celui de ton pote, n’y arrives pas, laisses tout en plan. Après avoir poussé la porte, tu ouvres grand les yeux. Mais dis donc, ça sentirait pas… L’herbe ? Roooo, si ta mère te voyait… Tu prononces la chose comme un gros mot. Ah mais oui bien sûr, le coffee shop, l’une des attractions de la ville, on y vient pas pour siroter un café, suis-je bête ! Rien qu’en respirant l’air ambiant tu marches de travers. Tu comprends pourquoi maintenant, personne ne roule droit sur son vélo…

« Tu veux un special cake ? » « C’est quoi ? » « C’est comme un cake. Sauf qu’il est spécial ».

«Ah ! Dans ce cas, je n’ai jamais été contre une petite douceur ! ».

Ahhhh Amsterdam, ça ne m’étonne pas que ton succès soit si étendu, tu regorges de merveilles et d’assainissement de vices, rien n’est interdit dans ta cité. Amsterdam est aux gens civilisés ce que Tortuga est aux pirates. Après cet arrêt riche en curiosité, tu reprends ton vélo pour continuer la balade et déjà au bout de quelques mètres tu manques de renverser un piéton; l’idiot n’était pas sur le trottoir ! La nuit tombe, les éclairages s’allument. Y a pas à dire, c’est vraiment mignon ces petites lampes sur les ponts. Pas que sur les ponts d’ailleurs, tu vois des petites lampes partout…. « Y avait quoi du coup, dans le cake ? » « Mais rien rien, avance, direction quartier rouge, c’est assez simple, tu suis les lumières rouges ».

Ah dans ce cas oui c’est assez simple, mais il aurait suffit de dire « suis la foule » pour arriver à l’endroit voulu. Tu poses ton vélo et te tourne vers tes accompagnateurs:

« Y a une fête forraine non ? »

« Une fête foraine ? Pourquoi tu dis ça ? »

« Ba je sais pas…. Généralement quand y a autant de monde dans les rues il y a une fête forraine. Enfin moi je dis ça… »

« Mouais… Regarde, une pute ! »

« Non mais ça ne va pas de parler des gens comme ça ?! »

« Mais non, une vrai pute, regarde ».

Ah oui, une prostituée en vitrine quoi. C’est étrange, bien plus que le joint visible dans un lieu public. On parle quand même de femmes qui se font payer pour des pratiques sexuelles… Ta pensée est facilement perceptible sur ton visage, ton pote tente de te rassurer:

« Mais c’est bien mieux que chez nous, là au moins elles sont protégées par la vitre. En plus, on ne peut pas le voir là, mais il y a aussi un vigile à l’intérieur ».

Petit moment de silence, tu réfléchis, puis finis par répondre:

« Comment tu le sais ? »

« …… Je ne sais plus, je l’ai lu quelque part…….».

Sécurisé peut être, mais c’est tout de même déstabilisant d’analyser les hommes à ce moment-là, qui regardent la vitrine pour choisir leur produit comme il le ferait dans un supermarché. Enfin pour ça il faudrait déjà qu’un homme fasse les courses.

Conclusion Une Minnie en Europe: L’Europe, c’est vraiment un continent riche de différences, on y trouve de tout. Alors certes, c’est le bordel, car on est surement trop différent, mais on est surtout individuellement trop bordélique. A part l’Angleterre à la limite qui est quand même un pays bien ordonné. Ah mais mon assistant de direction est en train de me rappeler qu’ils ont pris leur indépendance. Pas étonnant que les partisans de la reine ne veulent pas être mélangé aux partisans des prostitués en vitrine quand on regarde ça sous cet angle. Mais après tout, ce beau pot pourri, c’est bien ce qui fait tout le charme du continent…

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