Episode 30: Wake up city, it’s summertime !


Les petits épisodes du mois / jeudi, juillet 5th, 2018

C’est l’été !

L’été, c’est trop chouette. On pourrait même arrêter l’épisode sur ces mots, si seulement la saison n’amenait pas son lot de surprises. Je vous entends venir: « toujours à râler, celle-là ». Déjà quand on est poli on dit « celle-ci », et quand on est vraiment poli on ne dit pas que je râle. De plus, j’informe en pointant le doigt sur des aspects négatifs que certaines personnes, tout content de voir le soleil apparaître, auraient oublié. Et seulement après, je râle.

Premièrement, avec le soleil qui arrive, il se passe un phénomène étrange chaque année: tout le monde se réveille après avoir hiberné tout l’hiver. Chacun se décide à fêter tous les évènements de l’année resté sur le statut de « célébration à venir » jusque là, par flemme, par manque d’envie ou de soleil et c’est généralement lié. Après des weekends d’hiver très tranquilles (limite chiants, non?) on se réveille un jour en été et bim il y a 3 anniversaires le même samedi soir, 12 propositions de vacances (« Et si on allait à la plage ???? ») et tu ne sais plus ce qui t’arrive. Comme si les gens avaient deux vies en été, ou alors qu’une demi en hiver. En hiver c’est boulot dodo cocooning. En été c’est boulot apéro barbecue évasion et papillonage. Ah oui car il y a quelque chose aussi l’été, c’est cette faculté qu’ont les gens à draguer. Etrange. Les petits flirt du printemps se concrétisent, le couple cocooning d’hiver s’en va, et l’été fait ressortir les petites abeilles. L’amour pointe le bout de son nez. Enfin, c’est ce qu’on aime penser, car finalement tout ça est très lié aux nombres d’apéros multipliés, qui fanera bien vite avec les feuilles en septembre.

Après moult tempêtes de neige en janvier, moult rhume et pelage de nez, moult éternuement quand les bourgeons sont apparus, moult… Bref, te voici donc arrivé en été, et tu l’as bien mérité. A toi les afterworks en terasse, les vêtements légers, le bronzage discret… Petite fourmis ayant travaillé tout l’hiver se transforme en cigale une fois le soleil apparut. Tout ça est très joli sur le tableau, mais tu n’aurais pas oublié 2/3 trucs ?

1/ Le soleil

Ouaaaaaaais. Un rayooooooon de soleiiiiiiil on va aller pique niquer en PLEIN soleil pour la PREMIERE exposition de l’année pendant DES HEURES. Et tout le monde trouve ça cool. Tous les ans, c’est la même chose, ravi de constater l’approche des beaux jours, on s’expose sous un soleil brulant mais terni de nuages qui ne semblent pas nous atteindre. Et à nouveau cette année tu t’étonneras d’avoir pris des coups de soleil parce que « je ne comprends pas, ma peau n’est pas du genre à brûler d’habitude, et il y avait des nuages, je n’ai rien senti, olalala c’est traitre ». Idiot. Alors oui, tu mérites le duo vanille fraise qui habille maintenant tes jambes, rouges vives entre la délimitation du short et des chaussettes. Allez au moins ton tube de biafine n’a pas le temps de se périmer d’une année sur l’autre, vois le bon côté des choses: du gaspillage en moins pour la planète !

2/ Le code vestimentaire

Ce n’est pas parce qu’il fait beau qu’on doit se permettre d’arriver en tongs au bureau. Ce n’est parce ce qu’il fait beau qu’on peut porter un bob pour un rencard au parc. Ce n’est pas parce que tu veux montrer ton bronzage que le slip kangourou blanc à la plage est autorisé. Ces trois règles devraient être affichées dans tout les placard. Car non, ce n’est pas possible et oui, ça risque de nuire à ta vie sociale.

3/ La mer

En parlant de slip kangourou, tu as hâte d’aller tâter la mer, j’imagine ? L’immensité du bleu transparent sur une plage de sable fin… C’est beau. Sauf quand il y a du vent, quand il y a un groupe d’espagnols à côté (désolé, je vous adore hein, mais vous parlez vraiment trop fort), ou pire: un enfant. L’enfant qui pleure parce que tu as marché sur son pâté de sable, qui ne ressemble en rien à un château, qu’on se le dise. Ça va au pire, il peut en faire un autre, ça l’occupera… Bref dans l’eau ce n’est pas toujours la joie non plus. Déjà, ça pique. Et même si on sait très bien que l’eau salée provoque cette sensation, il y en aura toujours un pour dire « elle est hyper salée l’eau là ». C’est ce même genre de personne qui passera son temps à se pencher sur la surface de l’eau en marchant pour voir s’il n’y a pas de méduse, qui d’un coup s’écrira « j’en vois une ! » et toutes les autres aux alentours créeront un soudain brouhaha de « ohhhh… méduse…. attention…. René ! (Il y a forcément un René sur la plage, question de statistiques)». Espérons juste que ce ne soit ton voisin l’enfant qui se fasse piquer, ça lui ferait une autre raison de pleurer et tu n’es pas sur de le supporter très longtemps. Un coup de pelle en plastique, ça n’a jamais tué personne.

4/ Le Summerbody

Ah il y a aussi ce phénomène horrible à l’approche de l’été où les gens font « attention à ce qu’ils mangent » pour « être bien sur la plage ». Même si la tendance dure depuis que la première femme du monde a découvert de la cellulite sur ses cuisses, le phénomène s’est vu attitré le nom de « Summerbody » ou « corps d’été » depuis quelques années déjà. Depuis que les français ont trouvé ça cool d’inclure des mots anglais dans leur langage courant quoi. Ce phénomène donc, consiste à se modeler pendant le printemps un corps qu’on sera fier d’exhiber l’été. Jusque là, c’est compréhensible. Là où ça devient chiant, c’est si tu ne te mets pas en exécution de cette pratique et que tu ressens la pression sociale, que tu tapes toutes les pubs régimes, commentaires de ta copine healthy (« Tu sais que dans ta boule de glace pistache il y a autant de calories que dans 6 salades ? Non mais c’est dommage quand même…. »), et toutes les instagrammeuses en maillot de bain #Jesuiscanon. Il serait temps de déclencher une révolution. Du coup tu gardes ta glace et ton gras sur la plage, en espérant lancer une tendance (#Moncorpsserégule). Le début d’une longue carrière de révolutionnaire. C’est comme le fait que tout le monde se sent plus beau en été au final. Comme si on avait une tête d’hiver et une tête d’été. Finalement tout ça n’a rien de physique, mais tient carrément du psychologique. A réfléchir pour cet hiver…

5/ Les guêpes

NE BOUGE PAS. Voilà, la seule chose à ne pas dire à quelqu’un qui a une guêpe sur l’épaule, car vous êtes sur que la première chose qu’il fera c’est… bouger. Pauvres guêpes quand on y pense, ce n’est pas le plus sympathique des insectes mais c’est vraiment triste que la seule pensée des humains à leur égard soit de les fuir ou les tuer. Mais celui qui dit encore « ce n’est pas la petite bête qui va manger la grosse » ne s’est surement jamais fait piquer. C’est aussi prouvé que la guêpe est la première cause en été de mortalité… pour la dignité. Oui les garçons, s’enfuir en courant devant une guêpe en poussant des cris de ouistitis risque de nuire à votre virilité. Faire semblant de ne pas s’inquiéter ne fera pas de vous un héros non plus. Alors si vous voulez un conseil, le mieux c’est de ne pas bouger…

6/ LE METRO

L’été c’est bien mais encore faut-il pouvoir partir au bord de la mer. C’est cool le bureau en aout quand il y a personne vous me direz, mais cette chaleur… Et pourquoi le métro parisien est toujours trop old school pour avoir la clim ? Déjà que les gens puent en général, mais si tu rajoutes de la transpiration excessive par-dessus c’est mortel. Non moi je ne peux pas supporter ça, je pars faire l’écrivain.

Conclusion: « Mais allez, viens, tu bosseras plus tard ! ». Le problème quand il fait beau et qu’on est en Freelance, ou plutôt qu’on s’est auto-proclamé écrivain, c’est qu’il est d’autant plus dur de s’installer devant son bureau et de refuser toutes les propositions différentes. Pour les gens normaux (c’est à dire qui ne se sont pas auto-proclamé écrivain), tu es LA personne à contacter quand tu as des jours libres différents des autres gens normaux. Pardonnez-moi mais je dois maintenant m’exiler pour quelques temps. Je finis actuellement cet épisode les pieds dans l’eau en prenant un coup de soleil entourée de guêpes, et je pars à la mer, entendre l’enfant braillé pendant que les espagnols hurleront, une piqure de méduse sur la fesse et répugnée par l’italien et son slip kangourou. Et franchement… On est pas bien là ?

#Bonnesvacances

 

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